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LA CONTRIBUTION À LA NEUTRALITÉ CARBONE EN QUESTIONS

LA CONTRIBUTION À LA NEUTRALITÉ CARBONE EN QUESTIONS

Qu’est-ce que la contribution à la neutralité carbone ?


Pour lutter contre le réchauffement climatique, de plus en plus d'entreprises se lancent dans la contribution à la neutralité carbone. Cela consiste, par le biais de crédit carbone, à financer un projet de contribution carbone ou un projet carbone. Concrètement, ces projets permettent la séquestration et la captation des gaz à effet de serre.

Comment cela fonctionne-t-il ?


La pratique de la contribution à la neutralité carbone est certifiée par l'obtention d'un crédit carbone. Ce dernier correspond à une tonne de CO2 neutralisé. Ce processus fonctionne en trois étapes:
  • L'entreprise ou la personne voulant pratiquer la contribution à la neutralité carbone se rapproche d'un opérateur spécialisé (entreprise ou association)
  • Un nombre d'unité carbone est attribué à l'acheteur en fonction du volume de CO2 voulant être compensé
  • La somme versée participe au financement d'un projet de réduction ou de séquestration de carbone.

L'investissement dans les énergies renouvelables, l'utilisation rationnelle de l'énergie et l'option forestière sont les types de projet recensé par l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME). Tous doivent respecter :
  • L'additionnalité: l'utilisation de crédit carbone est nécessaire à la naissance du projet
  • La mesurabilité: les réductions de GES permises par le projet sont calculables
  • La vérifiabilité: la réduction des GES doit être vérifiée chaque année
  • La permanence: le projet doit être efficace à moyen ou à long terme (au minimum 7ans)

Quels sont les enjeux forestiers de la contribution à la neutralité carbone?


La filière forêt-bois a un rôle clé à jouer dans la transition écologique grâce à la séquestration carbone qu’elle permet. Cependant, il y a des enjeux de gestion durable pour permettre aux forêts de faire face aux changements climatiques qu’elle doit endurer, on recense notamment de nombreux cas d'incendies, de sécheresses, de tempêtes et d’épidémies. Nous constatons actuellement plus de 200 000 hectares de parcelles forestières en dépérissement. Il est important de protéger les forêts françaises car elles permettent de maximiser la séquestration du carbone, prévenir l’érosion côtière, continuer d’accueillir un public important, etc… Il faut une action forte sur le sujet du renouvellement forestier.

Quels sont les enjeux agricoles de la contribution à la neutralité carbone?


Avec une approche régénératrice, via la photosynthèse et la santé des sols, l’agriculture n’est plus seulement une source d’émissions de GES, mais également une solution. La haie en bordure des champs est un outil efficace pour réduire le bilan carbone de l’agriculture. La transition agricole est donc essentielle, d’autant que les sols agricoles représentent un potentiel de stockage carbone énorme, si l’on améliore les pratiques.

Comment communiquer autour du terme de "neutralité carbone"?


On ne peut pas parler d’entreprises neutres en carbone, chacun contribue à l'objectif de neutralité carbone, mais ce n'est pas une somme arithmétique. Il n'y a actuellement pas de référence en droit et cela pose un problème pour communiquer. Selon Valérie Martin, Cheffe du service mobilisation citoyenne et médias chez l’ADEME, la seule référence actuellement disponible pour ce terme est la définition apportée par le GIEC : la neutralité carbone est la « situation dans laquelle les émissions anthropiques nettes de CO2 sont compensées à l’échelle de la planète par les éliminations anthropiques de CO2 au cours d’une période donnée ».
En attendant une législation sur le sujet, l’ADEME a créé un guide de la communication responsable en 2020 pour accompagner les spécialistes RSE et publicitaires. L’Agence travaille actuellement sur la communication autour de la contribution carbone, notamment l’usage du terme « neutralité ».

Quels sont les standards, les critères et l'unification?


Il est important d’avoir une méthodologie claire basée sur la science, avec des objectifs intermédiaires permettant d’arriver à de réelles réductions voire à la neutralité : c’est pourquoi le Carbon Disclosure Project recommande l’utilisation des Science Based Targets. Bien qu’il soit primordial pour les entreprises de s’engager en premier lieu dans la réduction de leur impact CO2, la contribution à la neutralité carbone des entreprises est importante et doit être transparente et complémentaire des réductions des consommations.
Le Label bas-carbone avait été créé pour crédibiliser la compensation, permette aux projets français de lutter contre la concurrence et approuver des méthodes de contribution adaptées aux différents secteurs.
L’uniformisation des standards et des indicateurs est encore un chantier en cours précisait Hélène Valade (Directrice Développement Environnement du groupe LVMH, et présidente de l’Orse) lors de la Conférence Neutrality 2021. En effet, les projets de séquestration biologique permettent également de générer des co-bénéfices pour l’eau, la biodiversité et les populations
locales.

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