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Interview de Stéphane Ledentu, Fondateur et PDG du Groupe SLB

Pour une gestion durable des forêts
Créé en 1991 autour d’une activité de gestion forestière et de négoce de bois, le Groupe SLB démarre son activité à l’international dès 2007 en Roumanie. À partir de 2008, le Groupe SLB développe au Brésil un concept d’afforestation innovant basé sur une vision alliant économie et écologie et crée en 2011 sa marque de compensation carbone Econologic Program®. Intervenant le 2 juin prochain lors de Neutrality, la Conférence Nationale de la Contribution à la Neutralité Carbone, au sein de la table ronde « Comment la transition carbone évolue-t-elle à l’international ? », son fondateur Stéphane Ledentu revient pour nous sur son activité, ses projets les plus inspirants et ses ambitions pour la filière, notamment en matière d’harmonisation des normes et des standards.
Présentez-nous votre activité ?
Stéphane Ledentu : J’ai créé le Groupe SLB, il y a plus de trente ans, en tant que propriétaire forestier et négociant en bois. Aujourd’hui, nous gérons 13 000 hectares de forêts en France, en Roumanie et au Brésil autour de quatre métiers : la gestion forestière, la promotion forestière, l’afforestation et la compensation carbone et la production d’un amendement organique 100% naturel, le biochar Terra Fertilis. Très vite ma passion pour la nature m’a amené à réfléchir à des méthodes de gestion plus durable de nos forêts. Les besoins des marchés mondiaux, corrélés à une forte croissance démographique ont en effet fait exploser la demande pour la matière première bois. Comment y faire face, tout en protégeant les forêts, notamment les forêts endémiques ? Pour y répondre, nous avons initié en 2008 une démarche « éconologique » via un programme d’afforestation innovant au Brésil. Depuis 2011, ce programme s’appuie sur la marque Econologic Program®, une signature verte qui atteste de la captation des émissions de CO 2 grâce à la croissance des arbres plantés au Brésil. Ce label, dont la méthodologie de calcul de fixation carbone est certifiée par Bureau Veritas, permet aux particuliers et entreprises qui investissent dans nos forêts de valoriser leur contribution volontaire à la neutralité carbone et plus globalement leur engagement pour l’environnement auprès de leurs clients et prospects.
Pouvez-vous partagez un projet inspirant ?
S.L : Notre plus beau projet est certainement celui du Brésil. Ma préoccupation était de protéger les forêts natives d’Amazonie. J’ai donc réuni mes équipes pour réfléchir à un programme de substitution. De là est né notre programme d’afforestation. Concrètement, nous achetons des terrains agricoles abîmés par l’agriculture intensive en vue de récréer des forêts. En moyenne, nous y plantons 60% de forêts dites commerciales, certifiées FSC®, en essence d’eucalyptus. Les 40% restants constituent des forêts endémiques, peuplées de toutes les essences d’origine de l’État du Paraná où elles se trouvent. Cette association permet de fournir du bois d’œuvre qui limite la pression sur les forêts endémiques tout en créant des corridors écologiques contribuant à la préservation et à la régénération naturelle des forêts natives, protégeant le biotope et la biodiversité et contribuant à la fixation carbone. Aujourd’hui, notre programme au Brésil représente 2 966 577 arbres plantés, 3 981 ha de forêts gérés, dont 1 384 ha de forêts natives préservés et 662 268 tonnes de CO2 fixées. Ce projet combine donc un programme économique, une solution de protection de l’environnement, un dispositif de décarbonation et un programme d’investissement socialement responsable (ISR) pour toutes les entreprises qui investissent avec nous.
Qu’attendez-vous de la table ronde à laquelle vous participez ?
S.L : Concernant les méthodologies de calculs de fixation et des émissions de CO2, il existe des standards internationaux dont le GHG Protocol, que l’on utilise notamment au Brésil mais qui est très peu reconnu en France, au détriment d’autres labels. Personnellement, je ne comprends pas pourquoi chaque pays cherche à créer son standard, son label, sa norme de compensation carbone. Il faut s’inspirer des exemples qui fonctionnent déjà bien à l’international et harmoniser nos normes et standards, notamment européens. Je compte donc sur cette table ronde pour évoquer en priorité cette problématique d’harmonisation des normes et des standards. Nous devons trouver ensemble des solutions efficaces.

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